CAUSES

Publié le par gicquiaud

CAUSES

 

S'il y a des lésions cérébrales on attribuera à l'origine de celles-ci diverses causes :

- Une dégénérescence de certaines cellules nerveuses ou de la gaine qui entoure le nerf, ces maladies parfois familiales sont souvent évolutives.

-   Un traumatisme crânien.

- Une grave infection, soit du liquide céphalo-rachidien ou des enveloppes du cerveau, soit du cerveau lui-même.

 

- Par un accouchement long et pénible l'oxygénation indispensable du tissu nerveux ne s'est pas produite à temps : il est particulièrement fragile et il ne se régénère pas.

- Il existe des malformations, des tumeurs retirées chirurgicalement : elles laissent des pertes de substance dans le cerveau.

- Certaines intoxications de la mère ou de l'enfant produisent des destructions. De même un accident au cours d'une anesthésie ou une encéphalite après vaccination.

- Né prématuré, quelquefois, pas toujours heureusement, l'évolution a été entravée.

Soit par civilisation, soit par structure psychologique, notre rationalisme nous amène à rechercher une faute, un coupable, une explication.

Si là aussi cela peut amener un soulagement de reporter la responsabilité sur un autre, il m'est apparu, après des années d'écoute attentive des parents, que cette recherche d'explication s'avère souvent extrêmement néfaste. Ainsi, cette maman qui avait trop couvert son bébé et qui a porté toute sa vie le fardeau des conséquences neurologiques de ce "coup de chaleur". Ainsi cet accouchement prématuré. Ainsi ce somnifère trop fort, médicament d'adulte le médicament de la maman, que l'on a donné à l'enfant, etc. Bien souvent, le médecin, qui est obligatoirement toujours partie dans ce drame, est le coupable idéal. Soit parce qu'il n'a pas réanimé. Soit parce qu'il a trop réanimé. Soit parce qu'il a été trop pressé.  Soit  parce  qu'il  n'a  pas  été assez rapide. Et il est vrai que la médecine, comme toute entreprise humaine, a sa part d'erreur.

Des enfants atteints de malformation ou d'atrophies musculaires avant la naissance présentent des accouchements difficiles. Bien que la vaccination antivariolique soit formellement contre-indiquée chez les encéphalopathes, certains la subissent au cours de séances systématiques, sans apparemment aggravation. J'ai vu dans le dossier d'un enfant qu'il serait devenu  I. M. O. C. après être tombé sur sa trompette ? Mais il était né prématuré. Il faut être très prudent dans le diagnostic étiologique, et jamais catégorique.

Il doit y avoir rapport dans le temps entre les troubles et la cause présumée. On doit savoir qu'ils ont pu rester absolument inaperçus dans la toute petite enfance, surtout quand il s'agit d'un premier bébé sans élément de comparaison avec un aîné. Dont on ne peut comparer l'évolution avec ses frères et sœurs.

 

Causes ou Conséquences ?

 

Causes ou conséquences, cette longue énumération a des répercussions.

Causes ou conséquences, l'attitude du public, sa pitié maladroite, sa peur projetée sur lui-même, sa curiosité malsaine, sa condescendance. Pourquoi, au cours des sorties, s'adresse-t-on seulement aux éducateurs ? Symptômes d'une appréhension, d'une inadaptation de notre société à affronter certaines différences. Il y a aussi l'exclusion scolaire : ils se demandent pourquoi ils ne vont pas à la même école que leurs frères et sœurs.

Causes ou conséquences, la famille en deuil de ses espérances, parfois ignorante ou trompée de fausses assurances, parfois dangereuse quand elle surestime, exige, s'impatiente d'attentes vaines. Parfois déçue, compensant en surprotection, se cachant en rejet. Souvent dépossédée par le Centre, par les prises en charge trop compétentes qui la dépassent.

Causes ou conséquences : le passé, les hospitalisations. Les traitements reçus démesurés, les opérations, les promesses non tenues pour des efforts inutiles. La vision de soi-même qui devient tout d'un coup lucide dans la prise de conscience d'un corps difforme.

Mais conséquences sûrement : Le découragement, la réaction d'échec, le manque de motivation, de but, d'initiative, l'insuffisante intégration du vécu dans les réalisations, la peur de la nouveauté, parfois un refus de communiquer ou de grandir. Habitude et complaisance à être assisté, entouré, amenant quelquefois l'égocentrisme. Mais souvent ou toujours le besoin de la présence des autres.

Conséquences aussi, les démissions, les refus, les oppositions, l'ignorance des règles et des codes, l'agressivité, les violences physiques.

Des questions qui font mal : le devenir, l'avenir, la sexualité, l'intégration dans la société

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