LEXIQUE Définitions

LEXIQUE Définitions

 

Comité Médical National d'Étude et de Traitement de l’infirmité Motrice Cérébrale : Regroupement de Médecins qualifiés pour le traitement de l'Infirmité Motrice d'Origine Cérébrale.

Analyse factorielle : Étude point par point de tous les aspects des troubles et des incapacités des I.M.C. codifiée par le professeur TARDIEU.

Spasticité : À la mobilisation passive d'une articulation à vitesse lente, l'amplitude est normale ; à vitesse rapide, l'amplitude est limitée.

Athétose : terme générique ; contractions alternantes de groupes musculaires sans relâchement des antagonistes, ce qui donne des mouvements, irrépressibles‚ lents et spasmés, d'allure anormale. Ces mouvements involontaires ressemblent à des reptations ou des contorsions de poulpe ; se manifestent au repos ou se superposent à un mouvement volontaire.

Ataxie : terme générique ; trouble de l'équilibre se traduisant essentiellement par une démarche ébrieuse.

Rigidité : À la mobilisation passive d'une articulation on sent une résistance (sensation de tuyau de plomb ou de roue dentée).

Tremblements : Mouvements de faible amplitude, réguliers, périodiques.

Hypotonie : Diminution du tonus musculaire.

Paraplégie : Atteinte des membres inférieurs.

Tétraplégie : Atteinte des quatre membres.

Hémiplégie : Atteinte du membre supérieur‚ et du membre inférieur d'un seul côté.

Schème de Little : Raideurs ou faiblesses maintenant les membres inférieurs en adduction, rotation interne, flexion du genou et extension du pied.

Cérébelleux : atteinte du cervelet.

Arthrogrypose : déformation des membres enraidis avec atrophie musculaire.

Rétractions : A la mobilisation passive d'une articulation, l'amplitude est limitée‚ quelle que soit la vitesse de mobilisation, lente ou rapide. En fait, le terme est impropre bien qu'utilisé‚ couramment. Il ne s'agit pas d'une rétraction mais d'une insuffisance de longueur du muscle.

Raideurs labiles : A la mobilisation passive on observe ou n'observe pas une résistance pendant tout le mouvement, variable suivant les examens ; raidissements si agonistes et antagonistes sont contractés.

Hyperexcitabilité alpha : Il n'y a pas de relâchement à l'état de repos ; la raideur est exagérée aux afférences‚ mais n'est pas exagérée à la flexion contrariée.

Parasitage : Mouvements irréguliers, inconstants, fluctuants, surajoutés aux mouvements volontaires, perturbant le maintien postural.

Dystonie : Mouvements lors du maintien postural.

Dyskinésie : Mouvements perturbant un mouvement volontaire, mais plus réguliers que le parasitage.

Cocontractions : Troubles de sélectivité : l'enfant contracte des muscles dont il n'a pas besoin pour le moment, mais dans le membre utilisé.

Trouble de distribution : anarchie dans la répartition des contractions.

Trouble d'organisation : Il n'y a pas beaucoup de troubles moteurs mais simplement une allure du geste anormal dans son mouvement ou son maintien par mauvaise organisation de la commande.

Dysmétrie : départ mauvais pour un mouvement précis. Trouble général de la mesure du mouvement.

Hypermétrie : Pour un mouvement précis‚ pas de freinage, dépasse le but, arrivée mauvaise, mais sans modification de la direction de ce geste.

Dyschronométrie : Mouvements irréguliers‚ plus chaotiques que le tremblement.

Syncinésies : Mouvements involontaires occasionnés par un effort de dépassement des possibilités‚ lors du geste volontaire, soit de même nature de l'autre côté (syncinésies d'imitation), soit par contraction d'autres muscles dans différentes parties du corps (visage) ou de l'hémicorps sans aucune règle de symétrie (syncinésies globales).

Contractions excessives au repos : Le professeur G. TARDIEU (à l'état basal) a distingué les contractions au repos, pouvant donner soit un raidissement, soit un mouvement : facteur B ou b, ou aux afférences (bruit soudain, émotion) : facteur E ou e.

Faiblesses musculaires : Elles peuvent être dues à une atrophie du muscle, source d'un manque de force, mais il y a également des faiblesses d'origine centrale par insuffisance de commande, sans vraie atteinte musculaire, qui ne se traduisent qu'en postural, avec possibilités normales sur le plan cinétique ; le sujet peut, par exemple, relever la tête, mais ne peut la maintenir ; elle retombe. Il y a également des insuffisances cinétiques.

Atrophies musculaires : fonte musculaire, diminution de volume donnant une diminution de la force du muscle.

Troubles de l'outil (GRENIER) : Les raideurs déterminent des attitudes anormales qui gênent l'utilisation de l'outil-membre.

Opisthotonos : Contractions de tous les extenseurs du tronc, au maximum le corps peut ne reposer que sur la tête et les talons (rare à ce stade chez l'I.M.O.C.)

Position fœtale : attitude de repli complet du corps analogue à celle du fœtus dans l'utérus.

Réflexe tonique asymétrique du cou : la rotation de la tête d'un côté‚ entraîne l'extension du membre supérieur de ce côté‚ et la flexion de l'autre côté. La tête ne peut rester en position médiane et se tourne toujours du côté du bras en extension. Inversement les mouvements involontaires des bras entraînent des mouvements involontaires de la tête.

En chandelier : Les deux membres supérieurs sont écartés du corps à l'angle droit avec flexion du coude comme les branches d'un chandelier.

En W : Les coudes sont hyperfléchis mais les bras ne sont pas écartés du corps et sont en rotation externe.

En batracien : les cuisses sont écartées avec flexion des genoux.

Épilepsie : lésions cérébrales déterminant des crises temporaires, souvent à forme de convulsions généralisées ou localisées‚ avec pertes de connaissance.

Vigilance : Elle permet à l'organisme de réagir et de répondre aux stimulations.

Absences : forme d'épilepsie ne s'accompagnant pas forcément de manifestations motrices, mais d'une suspension momentanée et d'une altération brève de la conscience. Elles peuvent passer inaperçues.

État de mal : Épilepsie dont la crise se prolonge très longtemps et est interrompue par le traitement.

E.E.G. : Électroencéphalogramme : enregistrement de l'activité électrique cérébrale au moyen d'électrodes sur le cuir chevelu, et donnant un tracé‚ dont l'interprétation permet d'identifier certaines lésions, en particulier l'épilepsie.

Débilité : terme devenu péjoratif caractérisant les déficiences intellectuelles. Utilisé surtout à une époque où on attachait peut-être trop d’importance aux résultats de certains tests (Binet Simon, Terman Merril) sans tenir compte suffisamment et du contexte culturel et de l’implication d’autres insuffisances. Le quotient intellectuel est un élément de diagnostic comme par exemple dans d’autres cas la température, ce signe doit être  retenu dans  un ensemble d’autres symptômes.

Troubles gnosiques : tactiles, auditifs : déficit et désordre de la reconnaissance et de l'identification d'un objet ou d'un son. Il peut exister des troubles gnosiques au niveau de tous les sens (visuels)

Spatialisation : identification des rapports du corps en contact avec l'extérieur ; repérage dans l'espace.

Structuration : identification, repérage des rapports du corps avec lui-même.

Schéma corporel : représentation que se fait l'enfant de son corps.

Troubles praxiques : Praxie : possibilité d'utilisation d'un geste dans une action précise et complexe après apprentissage (habillage, vélo, etc...). En plus des troubles de l'outil ou d'organisation, les I.M.O.C. peuvent avoir des difficultés à construire un geste utile pour une activité précise.

Pictogrammes : dessins figuratifs ayant une signification et dont l'association permet à l'enfant sans langage et sans écriture d'élaborer un message.

Plurihandicapés : Le professeur TARDIEU a défini l'Infirme Moteur Cérébral comme un enfant d'intelligence normale. La définition de l'I.M.O.C. est beaucoup plus vaste et couvre toutes les formes d'atteintes motrices d'Origine Cérébrale. L'enfant peut avoir d'autres difficultés associées‚ (vision, audition, épilepsie, débilité moyenne, troubles du comportement, etc...) qui en font un plurihandicapé. Mais il conserve des possibilités qui permettent une éducation. Par contre, les Polyhandicapés présentent, en plus de leur handicap moteur, une arriération mentale sévère, caractéristique primordiale, qui limite considérablement leur participation à une rééducation active, mais n'exclut pas les différentes prises en charge pour un meilleur confort et une meilleure adaptation.

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